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	<title>Le Blog sida &#187; Gays</title>
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	<description>Éclairages sur la séropositivité et l'épidémie de sida</description>
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		<title>Don du sang : les homos peuvent espérer…</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 14:21:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Miguet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits]]></category>
		<category><![CDATA[Epidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Gays]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;interdiction du don de sang sera levée pour les homosexuels masculins dès que la prévalence dans ce groupe de l&#8217;infection par le VIH/sida se rapprochera de celle des hétérosexuels, a déclaré hier Roselyne Bachelot-Narquin.
Le ministre de la Santé répondait à une question du député UMP du Nord Jean-Pierre Decool, lors de la séance des questions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L&#8217;interdiction du don de sang sera levée pour les homosexuels masculins dès que la prévalence dans ce groupe de l&#8217;infection par le VIH/sida se rapprochera de celle des hétérosexuels</em>, a déclaré hier Roselyne Bachelot-Narquin.</p>
<p>Le ministre de la Santé répondait à une question du député UMP du Nord Jean-Pierre Decool, lors de la séance des questions orales à l&#8217;Assemblée.</p>
<p>Madame Bachelot a souligné que la prévalence de l&#8217;infection par le virus du sida dans la population homosexuelle était de <em>10 à 20 %</em>, selon l&#8217;Institut de veille sanitaire, alors qu&#8217;elle était de 0, 2 % dans la population hétérosexuelle.</p>
<p>Elle a aussi rappelé que <em>500 000 de nos concitoyens ont besoin d&#8217;un don du sang chaque année, ce qui nécessite 45 000 poches de sang par semaine</em>, ajoutant que les besoins étaient <em>de plus en plus importants à cause du vieillissement de la population et des nouvelles thérapeutiques</em>.</p>
<p>Lire le post du <a title="Don du sang" href="http://blog.sida-info-service.org/2009/01/14/don-du-sang-les-homos-restent-exclus/" target="_blank">14 janvier 2009 </a>sur ce même sujet</p>
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		<title>Centre de santé sexuelle</title>
		<link>http://blog.sida-info-service.org/2009/01/05/centre-de-sante-sexuelle/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Jan 2009 10:11:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Miguet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Soins]]></category>
		<category><![CDATA[Gays]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une interview à Yagg., le nouveau média gay et lesbien, le docteur Michel Ohayon, coordinateur médical à Sida Info Service, présente le projet de création d’un centre de santé sexuelle à Paris.
Lire l’interview 
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une interview à <a title="Yagg." href="http://yagg.typepad.com/yagg/" target="_blank"><em>Yagg.,</em> le nouveau média gay et lesbien</a>, le docteur Michel Ohayon, coordinateur médical à <a title="Sida Info Service" href="http://www.sida-info-service.org/index.php4" target="_blank">Sida Info Service</a>, présente le projet de création d’un centre de santé sexuelle à Paris.</p>
<p>Lire <a title="Yagg." href="http://yagg.typepad.com/yagg/2009/01/centre-de-sant%C3%A9-sexuelle-pour-les-gays-le-projet-de-sida-info-service-268.html" target="_blank">l’interview </a></p>
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		</item>
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		<title>Net Gay Baromètre 2008</title>
		<link>http://blog.sida-info-service.org/2008/12/19/net-gay-barometre-2008/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Dec 2008 15:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Miguet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Gays]]></category>

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		<description><![CDATA[
La troisième enquête portant sur les usages d&#8217;Internet, la sexualité et la santé des internautes gays est en ligne.
Ce sondage qui ne demande que 20 minutes environ d&#8217;attention permettra de mieux comprendre la manière dont ces hommes vivent leur sexualité, la prévention au regard du VIH et des IST lors de rencontres avec des partenaires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img title="netgaibarometre2008.jpg" src="/wp-content/uploads/netgaibarometre2008.jpg" border="0" alt="netgaibarometre2008.jpg" width="250" height="517" /></p>
<p>La troisième enquête portant sur les usages d&#8217;Internet, la sexualité et la santé des internautes gays est en ligne.</p>
<p>Ce sondage qui ne demande que 20 minutes environ d&#8217;attention permettra de mieux comprendre la manière dont ces hommes vivent leur sexualité, la prévention au regard du VIH et des IST lors de rencontres avec des partenaires occasionnels ou réguliers.</p>
<p>Le projet est piloté par Alain Léobon, chargé de recherches au <a title="CNRS" href="http://www.cnrs.fr/" target="_blank">CNRS</a> et professeur associé à la Chaire en éducation à la Santé de l&#8217;Université du Québec à Montréal.</p>
<p>Le Net Gay baromètre 2008, réalisé en partenariat avec l&#8217;<a title="INVS" href="http://www.invs.sante.fr/recherche/index2.asp?txtQuery=sida" target="_blank">Institut de Veille Sanitaire</a>, est disponible en ligne jusqu’à la fin janvier 2009.</p>
<p>Les premiers résultats devraient être communiqués dès le mois d&#8217;avril 2009.</p>
<p><a title="Net Gay Baromètre 2008" href="http://www.er.uqam.ca/nobel/k10104/UQAM/ngb2008qc.php?QID=&amp;aff_id=1" target="_blank">Accéder au questionnaire</a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>ICASA 2008 : Gays africains et VIH</title>
		<link>http://blog.sida-info-service.org/2008/12/04/icasa-2008-gays-africains-et-vih/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 15:13:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Miguet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Gays]]></category>

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		<description><![CDATA[Beaucoup de pays africains éprouvent des difficultés pour aborder la question de l’homosexualité. De nombreux Etats pénalisent ces pratiques allant parfois jusqu’à condamner à mort les homosexuels. Dans ce contexte, il est difficile pour les associations de lutte contre le sida d’intervenir auprès de ces publics particulièrement vulnérables.
A Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, l’association [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Beaucoup de pays africains éprouvent des difficultés pour aborder la question de l’homosexualité. De nombreux Etats pénalisent ces pratiques allant parfois jusqu’à condamner à mort les homosexuels. Dans ce contexte, il est difficile pour les associations de lutte contre le sida d’intervenir auprès de ces publics particulièrement vulnérables.</p>
<p>A Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, <a title="AAS" href="http://www.aasbf.org/" target="_blank">l’association African Solidarité (AAS)</a> a monté le projet « Petit Village » afin de sensibiliser au VIH les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Ce projet repose sur trois approches. La première consiste à distribuer dans les boites de nuit des affichettes sur lesquelles figure le numéro de téléphone de l’AAS. La deuxième passe par le réseau Internet afin de diffuser des messages de prévention. La troisième repose sur des sessions de formations permettant de discuter de l’utilisation du gel et du préservatif. Depuis le début de cette opération, une cinquantaine de HSH ont été rencontrés. A terme, le projet « Petit Village » sera étendu à d’autres villes du pays.</p>
<p>Au Maroc, <a title="AMSED" href="http://www.amsed.org.ma/" target="_blank">l’Association marocaine de solidarité et de développement (AMSED)</a> et <a title="ALCS" href="http://www.alcsmaroc.ma/public/" target="_blank">l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS)</a> ont formé des éducateurs « pairs » pour mener un travail de sensibilisation auprès des homosexuels masculins. La confiance ainsi créée a permis de faciliter l’orientation des HSH vers des services de santé et d’écoute. En 2009, les deux associations comptent accentuer la pression sur l’Etat pour obtenir l’adoption d’une loi protégeant les populations vulnérables dont les homosexuels.</p>
<p>Enfin le Sénégal a mené deux enquêtes à trois ans d’intervalle. En 2004, la première enquête a démontré que la prévalence VIH était de 21, 5 % chez les HSH et que les comportements à risque étaient très importants. Par ailleurs, 9 HSH sur 10 affirmaient avoir également des rapports sexuels avec des femmes. En 2007, à l’issue de plusieurs campagnes de sensibilisation, la nouvelle enquête a permis de constater que l’utilisation du préservatif avait fortement augmenté.</p>
<p>Pour en savoir plus sur les actions menées en Afrique auprès des homosexuels masculins, écoutez l’interview de Georges, membre de l’association Africagay : </p>
<p></p>
<p><a title="Africagay" href="http://www.africagay.org/" target="_blank">Le site d’Africagay </a></p>
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		</item>
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		<title>YES WE CAN !</title>
		<link>http://blog.sida-info-service.org/2008/11/28/yes-we-can/</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 10:21:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Miguet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Gays]]></category>

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		<description><![CDATA[
Oui, nous pouvons changer nos comportements, 
Oui, nous pouvons lutter contre la banalisation des prises de risques, 
Oui, nous pouvons inverser la tendance en milieu gay, si ensemble solidaires, nous nous protégeons.
Un slogan simple peut servir plusieurs grandes causes… C’est à partir de cette idée que le Syndicat National des Entreprises Gaies (SNEG) lance une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em><img title="campagnesneg.jpg" src="/wp-content/uploads/campagnesneg.jpg" border="0" alt="campagnesneg.jpg" width="250" height="381" /></em></p>
<p><em>Oui, nous pouvons changer nos comportements, </em></p>
<p><em>Oui, nous pouvons lutter contre la banalisation des prises de risques, </em></p>
<p><em>Oui, nous pouvons inverser la tendance en milieu gay, si ensemble solidaires, nous nous protégeons.</em></p>
<p>Un slogan simple peut servir plusieurs grandes causes… C’est à partir de cette idée que le <a title="SNEG" href="http://www.sneg.org/" target="_blank">Syndicat National des Entreprises Gaies (SNEG)</a> lance une campagne de prévention dans le milieu gay en reprenant le slogan de campagne de Barack Obama aux Etats-Unis.</p>
<p>Le SNEG justifie cette campagne par <em>les derniers chiffres épidémiologiques (qui) montrent qu’en France, les contaminations au VIH sont encore en augmentation chez les gays. Les prises de risques se banalisent dans notre communauté. Actuellement on estime que 70 % des gays se protègent systématiquement et que 30 % prennent des risques occasionnellement… </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>AIDS 2008 : Estigma, discriminacion y derechos humanos</title>
		<link>http://blog.sida-info-service.org/2008/08/09/aids-2008-estigma-discriminacion-y-derechos-humanos/</link>
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		<pubDate>Sat, 09 Aug 2008 22:40:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Docteur Michel Ohayon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits]]></category>
		<category><![CDATA[]]></category>
		<category><![CDATA[Discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[Gays]]></category>

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		<description><![CDATA[
De quoi aura traité la XVIIème conférence mondiale sur le sida ? Avant tout, et c’est peu de le dire, des droits de l’homme et de leur place centrale dans l’approche globale de l’épidémie à VIH.
Pour la première fois, on aura abordé largement la question de l’épidémie dans les situations de guerre ou de crise. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://blog.sida-info-service.org/wp-content/uploads/2008/08/homophobie.jpg" alt="Stand associatif dans le Global Village" /></p>
<p>De quoi aura traité la XVIIème conférence mondiale sur le sida ? Avant tout, et c’est peu de le dire, des droits de l’homme et de leur place centrale dans l’approche globale de l’épidémie à VIH.</p>
<p>Pour la première fois, on aura abordé largement la question de l’épidémie dans les situations de guerre ou de crise. Pour la première fois, les politiques de différents pays auront été dénoncées, et notamment les lois au mieux discriminatoires, au pire scélérates, qui sous couvert de protéger une certaine idée de la morale n’encouragent que la clandestinité, les prises de risque, le quasi génocide de segments « indésirables » de la population  et la prévarication de ceux qui sont chargés d’appliquer la loi. Pour la première fois encore, on aura vu prendre toute sa place une parole des transsexuels et travestis, indépendamment de l’habituel fourre-tout LGBT ou de la question du travail du sexe. De la même façon, les travailleuses et travailleurs du sexe ont-ils montré, dans le monde entier, à la fois leur capacité à se mobiliser, à structurer leurs revendications et leurs objectifs de prévention, et leur courage face à la dénonciation d’attitudes criminelles développées institutionnellement à leur encontre. On aura parlé également de la situation des communautés mobiles, souvent natives (on pense évidemment aux communautés amérindiennes migrant dans les grandes villes d’Amérique Latine) exposées à la pauvreté, et entre autre au sexe négocié, tout en étant largement exclues des dispositifs d’information et de prévention.</p>
<p>Et enfin, et ce sera peut-être une découverte pour ceux qui ont pendant 20 ans critiqué une prédominance de la voix des gays dans la lutte contre le sida, la conférence de Mexico a fait le constat d’un échec systématique, absolu et généralisé, dans la réponse apportée à l’épidémie chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH).</p>
<p>Du coup, le passage d’une session à l’autre était souvent très troublant pour le congressiste. D’une part, on assistait à des sessions au cours desquelles des militants associatifs venaient présenter leur travail, et leurs réussites, tandis que d’autres représentants des mêmes pays montraient combien ils avaient mis en place des solutions pertinentes et pérennes, alors qu’enfin d’autres militants dénonçaient l’absence de politiques mises en place. Ce cas de figure était particulièrement frappant lorsqu’on parlait des politiques en direction des usagers de drogues dans les pays d’Europe de l’Est, ou de la situation des homosexuels en Afrique (ou en Europe de l’Est où il se passe tout de même beaucoup de choses inquiétantes). Et il faut, vraiment, saluer très bas le courage de tous ces mouvements de travailleurs du sexe, d’homos, d’usagers de drogues, de militants des droits de l’homme qui affrontent des contextes à côté duquel le nôtre, en France, malgré une absence scandaleuse des représentants du pays, serait presque un jardin enchanté.</p>
<p>La stigmatisation et la discrimination ne sont pas que des attitudes sociales, Elles revêtent souvent un habillement légal, et il est montré, établi, confirmé et reconfirmé que les lois anti-drogués, anti-prostituées, anti-homos participent directement de l’extension de l’épidémie. Quand, au sujet des usagers de drogues, certains pays parlent de soins, il faut comprendre prison, dans les conditions les plus épouvantables qui soient. Quand, au sujet des travailleurs du sexe, on parle de protection de la morale, de prévention des attitudes indécentes, il faut traduire cela par violences policières, corporelles, sexuelles, et extorsions. Et lorsqu’on emprisonne des militants gays de la lutte contre le sida en Afrique, on développe une épidémie que nul ne soupçonne.</p>
<p>La révélation universelle de « l’épidémie cachée » chez les HSH aura été l’un des temps forts de la conférence sur lequel il faut s’arrêter. Le discours connu depuis 25 ans dit qu’il existe une épidémie chez les homosexuels masculins occidentaux, qui est d’ailleurs en pleine réactivation, tandis que, dans les pays du Sud et, de fait, dans la majorité du monde, l’épidémie est hétérosexuelle, parfois associée à l’usage de drogues. Mais c’est oublier que, dans la plupart des pays en question, les homosexuels n’existent tout simplement pas pour les instances publiques. Et cela vaut pour l’Afrique, l’Asie, l’Amérique Latine à un moindre degré, et la plupart des pays d’Europe de l’Est (ce qui a été rapporté ici et là d’Ukraine, par exemple, est à frémir, quelle que soit la communauté qu’on considère). Non seulement l’épidémie n’est pas étudiée, mais les HSH n’ont pas accès à l’information, à la prévention, voire aux soins. Si bien que, en Afrique par exemple, certains HSH pensent que le sida ne s’attrape qu’avec les femmes. Et, au final, c’est en occident que la prévalence du VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes est la plus faible, quand on voit qu’elle peut atteindre 20 à 40 % dans nombre de communautés africaines. En rappelant que 4 % des budgets de prévention sont consacrés à ces minorités indésirables qui représentent une part extrêmement importante de l’épidémie.</p>
<p>Car, et c’est bien là qu’il faut en venir, il n’y a pas une épidémie généralisée de VIH/sida. Il y a une multitude d’épidémies, qui reflètent un contexte où des populations se trouvent en situation de déni de leurs droits fondamentaux. Cela concerne également les minorités dont nous avons parlé (qui ne sont pas des minorités dans l’épidémie), mais aussi les femmes victimes des rapports de genre, les hommes victimes également des rôles sociaux qui leurs sont attribués, et toutes les situations où la loi va participer de la négation des droits fondamentaux.</p>
<p>Le sida nous apprend que le monde dans lequel nous vivons fonctionne avec des lois qui ne nous protègent pas, au contraire. La déclaration universelle des droits de l’homme s’applique à tous les pays et constitue le seul corpus sur lequel s’appuyer pour lutter contre une épidémie qui s’accroche aux violations des droits fondamentaux. Le droit au soin est évidemment l’un d’eux, et encore une fois, l’objectif d’un accès universel au traitement en 2010 est fondamental. Mais tous ceux qui sont discriminés, exclus, emprisonnés pour leur mode de vie, leur origine, leur métier, leur état de santé, leur orientation ou leur identité sexuelle, n’auront accès à aucun traitement. Seulement à la maladie.</p>
<p>La question des droits de l’homme est donc au centre de la réponse globale à l’épidémie de VIH/sida comme elle l’a été au sein de cette conférence.</p>
<p>Crédit photo : © Alain Miguet</p>
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		<item>
		<title>VIH et dépistage rapide</title>
		<link>http://blog.sida-info-service.org/2008/06/18/vih-et-depistage-rapide/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 08:28:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Miguet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Gays]]></category>
		<category><![CDATA[Test rapide]]></category>

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		<description><![CDATA[
Un programme de dépistage du VIH à l’aide de tests rapides sanguins a démarré le 12 juin au CIDDIST* du CHU de Saint-Etienne en partenariat avec l’association Actis et le soutien du Sidaction. Michel Colls, coordinateur prévention gaie d’Actis, explique le but de cette action.
Michel Colls : Le programme s’adresse aux gays qui fréquentent les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><em><img src="http://blog.sida-info-service.org/wp-content/uploads/2008/06/actis_saint-etienne_2.gif" alt="Actis" /></em></p>
<p><em>Un programme de dépistage du VIH à l’aide de tests rapides sanguins a démarré le 12 juin au CIDDIST* du CHU de Saint-Etienne en partenariat avec l’association Actis et le soutien du Sidaction. Michel Colls, coordinateur prévention gaie d’Actis, explique le but de cette action.</em></p>
<p><strong>Michel Colls</strong> : Le programme s’adresse aux gays qui fréquentent les lieux de drague et les établissements commerciaux identitaires, une population qu’Actis connaît bien pour la rencontrer dans le cadre de ses interventions extérieures. L’association offre la possibilité de réaliser un test de dépistage VIH, des hépatites virales et des IST. Et ce avec une proposition de test rapide, dans un cadre plus convivial et des horaires plus accessibles que ceux proposés à l’hôpital. Rappelons que le test rapide n’est pas autorisé en France hors protocole de recherche.</p>
<p>En fait, Actis propose une permanence classique de dépistage « hors les murs de l’hôpital » avec un prélèvement sanguin classique, dans l’objectif d’un test ELISA. A chaque fois, le médecin demande à la personne si elle est  intéressée par un test rapide. Dans ce cas, il y a levée de l’anonymat car le programme se déroulant dans le cadre d’un protocole de recherche biomédicale, les personnes volontaires doivent signer un consentement éclairé. Cependant il y a anonymisation de la procédure. Seul le médecin connaît l’identité de la personne.</p>
<p>Actis a choisi de privilégier un partenariat avec le CIDDIST afin d’exploiter au mieux les complémentarités – et les possibilités – des deux structures. D’autant plus que, en même temps que le test rapide pour le VIH, le médecin propose le dépistage et la prise en charge des autres IST comme la syphilis. Jusqu’à présent, deux personnes sur les quatre qui sont venues avaient des IST. Le médecin conserve donc un rôle important, celui de soignant et de prescripteur.</p>
<p>Le temps d’attente pour obtenir le résultat du test rapide est de 30 minutes. Durant ce délai, les personnes peuvent répondre sur une console à un questionnaire anonyme très inspiré de l’enquête Presse Gay de l’INVS, avec quelques items supplémentaires. Pour l’instant, Actis n’a pas été confronté à un cas de séropositivité au VIH. Si c’était le cas, le médecin ferait son travail habituel de prise en charge puis proposerait une orientation vers Actis. Si la personne est d’accord, nous la rencontrerions pour évaluer ses difficultés éventuelles.</p>
<p>Nous avons beaucoup travaillé pour que cette démarche de test rapide du VIH soit reproductible ailleurs, dans des structures associatives similaires. Si des CDAG ont des partenariats avec des associations menant des actions en direction des HSH (hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes), ou d’autres communautés, qu’ils nous contactent ! Si des structures sont intéressées, nous serions heureux de partager notre expérience de la mise en place du protocole de recherche biomédicale.</p>
<p>*Centre d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles</p>
<p>ACTIS<br />
6 rue Michel Servet<br />
42000 Saint-Etienne<br />
<a href="mailto:actis42@free.fr">actis42@free.fr</a><br />
06 89 01 52 23</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Soirée JSP au CGL-Paris</title>
		<link>http://blog.sida-info-service.org/2008/05/11/soiree-jsp-au-cgl-paris/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 May 2008 15:35:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Miguet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Gays]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes SéroPotes]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 20 mai prochain, JSPOTES ouvre ses portes à de nouveaux adhérents et à leur entourage (proches, associatifs, etc) dans le nouveau centre LGBT Paris Ile-de-France.
L&#8217;association Jeunes Séropotes Paris est une association LGBT d&#8217;auto-support en faveur des personnes séropositives LGBT de Paris et de sa région, animée et encadrée par des personnes LGBT séropositives. 
 Elle regroupe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 20 mai prochain, <a target="_blank" href="http://www.jspotes.org/" title="Jeunes Séropotes Parisiens">JSPOTES </a>ouvre ses portes à de nouveaux adhérents et à leur entourage (proches, associatifs, etc) dans le nouveau centre LGBT Paris Ile-de-France.</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.jspotes.org/" title="Jeunes Séropotes Parisiens">L&#8217;association Jeunes Séropotes Paris </a>est une association LGBT d&#8217;auto-support en faveur des personnes séropositives LGBT de Paris et de sa région, animée et encadrée par des personnes LGBT séropositives. </p>
<p> Elle regroupe plus d&#8217;une centaine d&#8217;adhérents et organise des activités régulières telles que :</p>
<p>- les rendez-vous du mardi dans un bar du Marais toutes les deux semaines permettant à une quarantaine d&#8217;adhérents de se retrouver et de discuter de façon informelle, mais aussi à de nouveaux contacts d&#8217;être accueillis,<br />
- la tupperware-VIH &#8211; il s&#8217;agit d&#8217;un dîner mensuel organisé par et pour 10 séropotes sur des thèmes spécifiques liés à la séropositivité (traitements, vie affective, sexualité, qualité de vie, etc.). Ces soirées permettent d&#8217;échanger en petit comité ses expériences sur le vécu de la maladie,<br />
- des sorties au cinéma, au restaurant, au spectacle, en boîte&#8230;<br />
 <br />
De façon plus exceptionnelle, l&#8217;association propose à une vingtaine d&#8217;adhérents :</p>
<p>- des week-ends d&#8217;intégration et de ressourcement<br />
- des dîners préparés ensemble.</p>
<p><em>La soirée du 20 mai sera l&#8217;occasion aux personnes concernées et souhaitant rejoindre l&#8217;association de venir accompagnées et de rencontrer les adhérents de l&#8217;association dans un cadre différent des rendez-vous du mardi.</em><br />
 <br />
<strong>La tribu des Jeunes Séropotes Paris vous donne rendez-vous à partir de 20 h au centre LGBT de Paris Ile de France, salle du bas, 63 rue Beaubourg, Métro : Rambuteau ou Arts-et-Métiers.</strong></p>
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		<title>Il ne veut pas que son bar soit repéré</title>
		<link>http://blog.sida-info-service.org/2008/04/28/il-ne-veut-pas-que-son-bar-soit-repere/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 05:22:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Miguet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoins]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Gays]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>

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		<description><![CDATA[
Etre séropo en Chine. Durant 8 mois, Catherine Glémain a travaillé avec des séropositifs de la province du Shanxi. Découvrez son témoignage durant le mois d’avril. Aujourd’hui, Il ne veut pas que son bar soit repéré (6/6)
Dans une petite ville de la province du Shanxi, les homosexuels se cachent. Il n’est pas facile de les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong><img src="http://blog.sida-info-service.org/wp-content/uploads/2008/04/villagechine.jpg" alt="Village dans la province du Shanxi" /></strong></p>
<p><strong>Etre séropo en Chine</strong>. <em>Durant 8 mois, Catherine Glémain a travaillé avec des séropositifs de la province du Shanxi. Découvrez son témoignage durant le mois d’avril. Aujourd’hui, Il ne veut pas que son bar soit repéré (6/6)</em></p>
<p>Dans une petite ville de la province du Shanxi, les homosexuels se cachent. Il n’est pas facile de les rencontrer. On les ignore aussi, on fait comme s’ils n’existaient pas. Lors de notre mission avec Médecins du Monde, nous réussissons grâce à la « complicité » d’un homo venu de Taiyuan, la capitale de la province, à connaître un bar où ils se retrouvent. Ce bar se situe au fond d’une impasse mal éclairée. Nous pouvons nous y rendre à la condition de venir sans personne de la ville&#8230;</p>
<p>Nous discutons toute une soirée avec le propriétaire, un jeune homme dont la famille ignore qu’il possède ce bar. Le sida, il en a entendu parler, mais il sait que peu de ses clients s’en protègent, par défaitisme ou par ignorance. Il accepte volontiers que nous lui laissions des brochures et des préservatifs, mais n’est pas très favorable à des activités de prévention : il ne veut pas que son bar soit repéré. Nous n’insistons pas, d’autant plus que cette sorte de prévention ne fait pas partie de nos objectifs. Mais nous restons en contact pendant toute la durée de notre mission.</p>
<p>Quelque temps plus tard, nous apprenons l’existence d’un petit parc où les homosexuels se retrouvent. Roy, l’assistant chinois qui travaille avec nous, va plusieurs fois les rencontrer. Il découvre alors que si ce parc est un lieu de rencontre, c’est aussi un lieu de prostitution, avec de jeunes <em>money boys</em> qui souvent ne sont pas gays mais qui font cela pour gagner de quoi subsister. Ils ne sont pas de la ville. Chassés de leur famille, le plus souvent pour des raisons économiques, dès l’âge de 16 ans, ils arrivent là par hasard. Sans travail, ils acceptent pour quelques pièces d’avoir des rapports sexuels, bien sûr non protégés. Sans logement, ils dorment dans le parc, sauf quand l’un d’entre eux arrive à se payer une chambre qu’il partage avec les autres. Ils se connaissent et s’entraident, et ne prennent souvent qu’un seul repas par jour.</p>
<p>Dans ces conditions de survie, le sida n’est pas leur problème majeur, ils n’en ont d’ailleurs qu’une vague idée. Quand on leur en parle, ils écoutent, prennent conscience du danger. Cependant notre mission est trop courte pour que nous ayons véritablement un impact auprès de ces jeunes très démunis et complètement en marge d’une société qui veut les ignorer…</p>
<p>Crédit photo : © Catherine Glémain</p>
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		<title>Identités, risques, santé sexuelle chez les gays</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 13:37:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Docteur Michel Ohayon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Gays]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Sida Info Service]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que l’épidémie d’infection à VIH montre des signes solides de stabilisation, les contaminations continuent chez les gays, comme l’ont montré les résultats produits par l’Institut de Veille Sanitaire d’après les données des déclarations obligatoires de séropositivité. Les autres indicateurs disponibles vont dans le même sens, qu’il s’agisse de la surveillance des IST, ou des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l’épidémie d’infection à VIH montre des signes solides de stabilisation, les contaminations continuent chez les gays, comme l’ont montré les résultats produits par l’Institut de Veille Sanitaire d’après les données des déclarations obligatoires de séropositivité. Les autres indicateurs disponibles vont dans le même sens, qu’il s’agisse de la surveillance des IST, ou des enquêtes régulières type Presse Gay ou Baromètre Gay.</p>
<p>Les débats sur la réduction des risques chez les gays sont amplifiés par <a href="http://www.saez.ch/pdf_f/2008/2008-05/2008-05-089.PDF" target="_blank" title="Recommandations suisses">l’écho des recommandations suisses</a>.</p>
<p>Au même moment, on invoque à la fois le développement d’actions de plus en plus ciblées sur des communautés à l’intérieur des communautés, tout en abandonnant plus ou moins le concept d’identité gay pour une prise en compte beaucoup plus large des Hommes ayant des rapports Sexuels avec des Hommes (HSH).</p>
<p>L’une des vocations de Sida Info Service est d’enrichir le débat à partir de ce qui est dit sur nos dispositifs, téléphoniques, Internet, et au cours de nos actions de terrain.</p>
<p>Ainsi, <a href="http://www.sida-info-service.org/observer/etudes.php4" target="_blank" title="Etudes SIS sur les HSH">3 études très différentes ont été menées</a>, dont nous souhaitons qu’elles participeront au débat nécessaire. Outre les différences importantes des thématiques de ces études, elles explorent ce qu’il est convenu d’appeler, faute de mieux, la communauté homosexuelle sous 3 angles :</p>
<p>- HSH, à travers <a href="http://www.sida-info-service.org/telechargement/enquete_hsh_2007.pdf" target="_blank">une étude portant sur les appels téléphoniques des hommes ayant eu au moins 1 rapport avec un autre homme au cours des 12 derniers mois</a>,<br />
- Gays et lesbiennes probablement plus communautaires, à travers <a href="http://www.sida-info-service.org/telechargement/sondage_sigl.pdf" target="_blank">une enquête menée au Salon Gay et Lesbien de Paris</a>, visant à évaluer succinctement les recours et les besoins en termes de santé sexuelle (dans le contexte d’un projet de l’association consistant à porter un projet de lieu de santé sexuelle gay friendly),<br />
- <a href="http://www.sida-info-service.org/telechargement/analyse_bbz_smb.pdf" target="_blank">Une population gay se définissant, sur 2 sites Internet partenaires, au travers de leurs pratiques</a>, qu’elles se réclament du sadomasochisme ou de bareback.</p>
<p>Confrontées aux autres enquêtes, nationales ou européennes, plusieurs éléments ressortent, et ne sont pas sans intérêt. Partout, nous retrouvons des caractéristiques communes, notamment en termes d’âge (moyenne autour de 35 ans) avec des répartitions plus ou moins larges selon les enquêtes. Et la difficulté que nous avons tous à toucher les jeunes homos, qui sont également relativement absents du dépistage, à l’inverse de leurs aînés.</p>
<p>Si les éléments que nous recueillons concernant les prises de risque chez les HSH recoupent assez largement les données d’enquêtes plus communautaires, à savoir un nombre croissant de rapports de pénétration anale non protégée avec des partenaires de statut sérologique inconnu, il s’agit plus d’un point commun que de l’expression d’un phénomène communautaire homogène. Les déterminants ne peuvent être les mêmes qui amènent à une prise de risque des gays fréquentant les établissements de convivialité et de sexe (Baromètre gay) et les HSH utilisant anonymement le téléphone, dont une moitié seulement se définit comme  homosexuelle. Elément en faveur d’une moindre imperméabilité entre les problématiques homo et hétérosexuelle qu’il n’y paraît.</p>
<p>La dimension de la prise de risque devient particulièrement parlante quand on se penche sur les questions par Internet des gays déclarant des pratiques « hard » ou assumée comme bareback. On est ici frappé par la discordance qui peut exister entre un discours qui paraît assumé autour de la réduction des risques voire de la prise de risque volontaire, et la connaissance incertaine des éléments susceptibles de permettre une décision éclairée. Il en est de même pour un certain nombre d’adeptes des pratiques SM.</p>
<p>Mais quels sont les espaces disponibles pour associer les discours sur la santé et la sexualité ?  Chacun va faire en fonction de ses disponibilités, et surtout de son expérience. L’abord de la sexualité auprès du médecin traitant est d’autant plus fréquent que la personne est âgée. Dès lors qu’une offre identitaire est disponible, elle est largement sollicitée. Ainsi, 1 parisien sur 4 choisit son médecin parcequ’il est gay ou gay friendly. Si ce type de choix pose toute une série de questions, on ne peut rester indifférent à la difficulté qu’il y a à parler de santé sexuelle, notamment pour les plus jeunes.</p>
<p>La question de la santé sexuelle devient particulièrement pertinente si on envisage la population des HSH, dans laquelle la séroprévalence amplifie considérablement les conséquences des risques encourus. Chez les usagers de certains sites, ce facteur est encore plus discriminant. L’enquête de prévalence dans des communautés gays, prévue en 2008 sous la conduite de l’InVS, apportera un éclairage complémentaire sur cette question cruciale de la prévalence.</p>
<p>Toujours est-il que des réponses nouvelles doivent être imaginées et, surtout, mises en place.</p>
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