Éclairages sur la séropositivité et l’épidémie de sida

Ado séropo : une maman témoigne

7 juin 2010 par Alain Miguet | 1 Commentaire »

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A l’occasion de la 5ème Convention nationale de la lutte contre le sida (Paris, 4 et 5 juin 2010), Le Blog Sida a rencontré Anne, référent parental d’un adolescent séropositif. En plus du VIH, le jeune garçon doit faire face à d’autres défis liés à sa santé. Anne raconte la façon dont les choses se passent. 

- Comment votre enfant a-t-il intégré sa séropositivité ?

- Comment se déroule la période d’adolescence ?

- Le passage de la pédiatrie à un service adulte a-t-il déjà été évoqué avec votre fils ?

Le site d’Actions Traitements, cité par Anne dans l’interview.

Crédit photo © Alain Miguet

Chat SIS / Yagg « Spécial Vacances »

5 juin 2010 par Alain Miguet | Pas de commentaires »

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Le mercredi 9 juin, Sida Info Service organise un chat sur le VIH en partenariat avec Yagg, le nouveau média gay et lesbien, consacré aux questions que l’on se pose avant l’été.

Quelles précautions à prendre en voyage, comment bien suivre son traitement, comment faire en cas de survenue d’une Infection Sexuellement Transmissible ?

Pour répondre à toutes vos questions, le docteur Michel Ohayon, directeur du centre de santé sexuelle Le 190, et coordinateur médical à Sida Info Service, sera en direct le mercredi 9 juin, de 11 h à midi.

Posez vos questions en avance en cliquant sur la page formulaire du chat

Crédit photo © Yagg

« Faire sortir des mourants de prison, ce n’est pas les soigner. »

28 mai 2010 par Alain Miguet | Pas de commentaires »

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Séropositif ayant fait 25 ans de prison, Laurent Jacqua a rejoint l’équipe des salarié-e-s d’Act Up-Paris pour travailler sur la défense et la sortie des détenu-e-s malades. A l’heure où il publie un nouveau livre – « J’ai mis le feu à la prison »* -, il répond aux questions de Sida Info Service.

Lire l’interview sur Sida Info Service

 

79 millions de francophones en Afrique. Et moi, et moi, et moi…

16 avril 2010 par Alain Miguet | Pas de commentaires »

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Deux ou trois impressions sur la cérémonie de clôture de la 5ème Conférence francophone sur le VIH/sida à Casablanca (28 au 31 mars 2010)

Aujourd’hui : La francophonie

« Vive la francophonie » a été le leitmotiv des organisateurs de la 5ème Conférence francophone sur le VIH/sida.

Dès le premier jour, les professeurs Christine Katlama et Jean-François Delfraissy, le président d’Unitaid Philippe Douste-Blazy, la présidente de la Conférence Hakima Himmich, tous ont fait la généreuse apologie du français, langue commune, permettant aux congressistes d’échanger avec les mêmes mots, concepts, idées, expériences, savoir.

Dans certains ateliers ou en séance plénière, lorsque quelques intervenants venus du nord de la Méditerranée ont truffé leur intervention d’english words et de graphiques made in Global Language, je me suis pourtant surpris à sourire. L’usage du français a ses limites financières : traduire un slide doit coûter cher !

Après tout, peu importe car une langue qui change et une langue qui vit. Dans cette réflexion sur la langue, je reste surtout marqué par les propos du responsable français d’une grande institution de lutte contre le sida : « Le français, l’une des premières langues d’Afrique… ». Si ce fait paraît une évidence (l’Afrique compterait 79 millions de francophones), je me suis demandé comment cette déclaration avait été perçue par ces Africains - longtemps soumis au poids de la colonisation française dont l’un des aspects les plus funestes fut de détruire langues, cultures, religions… L’éclat de rire caustique d’un Africain assis non loin de moi aurait pu m’apporter une réponse.

Mais lorsqu’en sortant du point presse où s’était produit cet épisode, j’ai demandé à un autre Africain ce qu’il pensait des propos tenus sur l’importance de la langue française en Afrique, il s’est contenté de sourire. Ne pouvant interpréter ce sourire comme une réponse, je reste aujourd’hui incertain sur l’opinion dominante des Africains (et plus généralement des ex-peuples colonisés) sur la francophonie.

La prochaine conférence francophone sur le VIH/sida en 2012, dit-on sise à Genève, m’apportera peut-être la réponse…

Lire le dossier « Casablanca 2010″ sur le site de Sida Info Service

Un discours ? Quel discours !

14 avril 2010 par Alain Miguet | Pas de commentaires »

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Deux ou trois impressions sur la cérémonie de clôture de la 5ème Conférence francophone sur le VIH/sida à Casablanca (28 au 31 mars 2010)

Aujourd’hui : Intervention de l’ambassadeur pour la France chargé de la lutte contre le VIH/sida

Un homme a parcouru des centaines de kilomètres pour venir s’exprimer à la tribune d’une grande conférence internationale sur le VIH/sida.

Peut-être cet homme est-il venu tenir des propos convenus du genre : « J’exprime ma solidarité avec toutes les personnes séropositives du monde entier ! ». Ou peut-être est-il venu annoncer des mesures essentielles qui garantiront le droit à ces mêmes personnes séropositives d’accéder partout à des soins dignes et à des traitements.

Mais personne ou presque au sein de l’assemblée présente n’écoutera l’homme dont je vous parle et pourra répéter au terme de son discours ce qu’il aura exprimé.

Dès les premières secondes où il s’est avancé vers la tribune pour parler, sans doute même avant, cet homme, le professeur Patrice Debré, ambassadeur pour la France chargé de la lutte contre le VIH/sida et les maladies transmissibles, savait qu’il parlerait dans le vide.

Car pendant son intervention, à l’appel d’Act Up-Paris, une grande partie de l’assistance s’est levée et lui a tourné le dos. Quelques heures auparavant, l’association française de lutte contre le sida lui avait enjoint de démissionner à cause de son absence d’implication dans la lutte contre le sida.

Brouhaha, agitation, claquement de pupitres, tumulte ; en un instant le spectacle n’est plus à la tribune mais dans la salle.

Assister à ce type d’événement est une expérience mémorable. En quelques secondes, toute l’autorité d’un homme est jetée à terre. En quelques secondes, le message qu’il entend délivrer devient inaudible. Le cataclysme orchestré par quelques-uns submerge tout. Depuis 20 ans, Act Up-Paris use régulièrement de l’art de la déstabilisation pour détruire symboliquement une cible vouée aux gémonies.

A la fin de l’intervention de Patrice Debré, chacun s’est rassis tranquillement. A la tribune, l’orateur avait disparu sans que quiconque s’en fût aperçu. Un autre a été annoncé. Lui a été écouté.

Lire le dossier « Casablanca 2010″ sur le site de Sida Info Service