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	<title>Le Blog sida &#187; Livres</title>
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	<description>Éclairages sur la séropositivité et l'épidémie de sida</description>
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		<title>Artichaut, fleur bleue et eau de rose</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Dec 2007 10:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francoise</dc:creator>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Oui j’ai un cœur d’artichaut, oui je suis fleur bleue, et surtout je suis fière d’être quinquagénaire ! Je fus nourrie avec les contes de fées. J’ai grandi avec les Veillées des chaumières, Bonne Soirée, et les films des années 1950.  Oui je crois au prince charmant. Or le Courrier international  du 19/11/2007 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://blog.sida-info-service.org/wp-content/uploads/2007/12/nousdeuxblog2.jpg" alt="Nous Deux" align="left" hspace="5" />Oui j’ai un cœur d’artichaut, oui je suis fleur bleue, et surtout je suis fière d’être quinquagénaire ! Je fus nourrie avec les contes de fées. J’ai grandi avec les <em>Veillées des chaumières</em>, <em>Bonne Soirée</em>, et les films des années 1950.  Oui je crois au prince charmant. Or le <em>Courrier international</em>  du 19/11/2007 vient m’arracher mes derniers rêves ! Il nous rapporte une étude américaine tendant à prouver que « Les romans à l&#8217;eau de rose nuisent gravement à la santé ». Je hurle !</p>
<p>L’enquête porte sur un panel d’une centaine de femmes de 18 à 42 ans chargées de lire des extraits de romans sentimentaux évoquant ou non les préservatifs. « Les romans à l&#8217;eau de rose, qui émoustillent le lecteur avec leurs scènes d&#8217;amour idéalisées, encourageraient les femmes à avoir des rapports sexuels non protégés. » Cela engendrerait MST (dont VIH) et grossesses non désirées. Une association de lutte contre le sida londonienne propose de légiférer pour qu’on entende le petit bruit de la pochette de préservatifs qu’on déchire avant que « le beau ténébreux fasse succomber la jeune effarouchée tremblante d’amour ».</p>
<p>Prenons aux mots cette enquête. Conseillons donc les romans de gare aux femmes matures ménopausées ou aux mères de famille fidèles et heureuses en ménage qui s’évadent des couches-culottes dans un monde aseptisé qui leur rend plus courte l’absence de leur élu parti gagner le pain du foyer. Mettons surtout en garde toutes les femmes frivoles, ou ignorantes des choses de l’amour, ou jeunes, ou séropositives&#8230; Bannissons les lecteurs-hommes fauteurs de trouble, les pauvres ! Qu’on appose un sticker-mise en garde en couverture des romans de gare ou une devinette du style « cherchez l’erreur ! ». Réponse : préservatif  (de préférence à l’eau de rose !).</p>
<p>Pourquoi tout sexualiser ? Pourquoi ôter le rêve et coller de l’IVG et du VIH à tout désir amoureux ? Le rêve c’est oublier sa solitude, sa séropositivité, son compagnon violent ou trop absent. Le désir, l’amour et la sexualité sont trois ingrédients séparés que les romans à l’eau de rose idéalisent. Pour moi ces  romans sont asexués. De même qu’on n’imagine pas nos parents faire l’amour, je ne vois pas les héros de roman de Barbara Cartland ou de la collection Harlequin se vautrer comme dans un film X. Cela me rappelle les pubs de Sida Info Service mettant en scène Peau d’Ane, la Belle au bois dormant et Cendrillon, se faisant littéralement culbuter qui dans sa cuisine, qui dans sa tour endormie, qui dans son carrosse et proposant un préservatif à leur prince charmant. Ces images provocatrices détruisaient le mythe d’un amour courtois, sans chair ni sexe. Je fus choquée de voir mutiler mes images idéales d’enfance. Apparemment le succès de ces pubs de prévention me donne tort. Ma réaction est d’un autre âge.</p>
<p>Fini les « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Maintenant on ne se marie plus, on n’a plus beaucoup d’enfants, on les fait à l’âge des premiers cheveux blancs, par PMA de plus en plus ! Alors mangeons donc des artichauts, effeuillons notre cœur, cultivons toujours les fleurs bleues dans nos jardins imaginaires et lisons des romans à quatre sous (non à quatre cents !) et soyons toujours heureux avec le latex.</p>
<p>Crédit photo : © Nous Deux</p>
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		<title>Les invisibles</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Dec 2007 08:50:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Miguet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Kneip]]></category>
		<category><![CDATA[Sida Info Service]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le 2 décembre 1995, Pierre Kneip, fondateur de Sida Info Service, mourait du sida. A l’occasion du 12ème anniversaire de sa disparition, Le Blog Sida publie le début de l’introduction de « Vivre avec une personne atteinte par le virus du sida », livre écrit par Pierre Kneip en 1995.  
Le sida présente une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><img src="http://blog.sida-info-service.org/wp-content/uploads/2007/11/pierrekneipblog.jpg" alt="Pierre Kneip" /></p>
<p><em>Le 2 décembre 1995, </em><em><a href="http://www.sida-info-service.org/sis/qsn/historique.php4#3" title="Sida Info Service - Pierre Kneip" target="_blank">Pierre Kneip</a>, fondateur de Sida Info Service</em><em>, mourait du sida. A l’occasion du 12ème anniversaire de sa disparition, Le Blog Sida publie le début de l’introduction de « Vivre avec une personne atteinte par le virus du sida », livre </em><em>écrit </em><em>par Pierre Kneip en 1995.  </em></p>
<p>Le sida présente une image étrange. D’un côté, il est perçu comme un redoutable fléau, agressif avec son aspect d’oursin hérissé de piquants, d’un autre côté celles et ceux qui sont infectés par le virus VIH sont si peu visibles que certains doutent de la réalité de l’épidémie et de la gravité de la maladie.</p>
<p>Le sida serait-il une maladie sans malades ?</p>
<p>Cette situation est l’aboutissement d’une dissimulation générale de la séropositivité et de la maladie, tant par les personnes directement concernées que par leurs proches. Pourquoi cette autodissimulation si proche de l’auto-exclusion, elle-même pourvoyeuse d’exclusion sociale, existe-t-elle ?</p>
<p>Le regard de l’autre, le regard de la société expriment par rapport au sida tellement de fascination et de répulsion, de peur et de réprobation, que vivre la séropositivité et la maladie, à l’écart des autres ou comme un secret, apparaît comme la meilleure façon de se protéger, de se défendre du jugement, de l’hostilité, de la curiosité d’autrui. Comme si, à la menace causée par le virus, se surajoutaient d’autres menaces venues de la société.</p>
<p>En s’enfouissant dans le silence et le secret, les malades et leurs proches alimentent le déni social ainsi que leur sentiment global d’abandon. C’est ainsi qu’être porteur du VIH, être malade, être proche d’une personne atteinte, c’est souvent endosser les habits de l’invisible. Or, pour la plupart des individus, ce qui ne se voit pas n’existe pas ou n’existe que d’une façon maléfique et menaçante.</p>
<p>[…] Ce qui, à travers les milliers d’appels reçus à Sida Info Service, apparaît de façon très concrète, c’est que séropositifs, malades et proches sont comme liés et engagés mutuellement par le secret, par le parti pris d’invisibilité.</p>
<p><em>Crédits : nous remercions les Editions Josette Lyon de nous avoir autorisés à diffuser cet extrait.</em></p>
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