Le Blog sida Éclairages sur la séropositivité et l’épidémie de sida

Découverte d’un nouveau variant du VIH-1

5 août 2009 par Alain |

Le docteur Michel Ohayon, coordinateur médical à Sida Info Service, commente la découverte d’un nouveau variant du Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH)

La revue internationale de référence Nature publie une communication française (J-C Plantier & al.) sur la mise en évidence d’un nouveau variant du Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH), découvert chez une patiente d’origine camerounaise prise en charge en France.

Les familles de VIH

Ainsi qu’on le sait depuis 1985, il y a 2 VIH en circulation : le VIH1, responsable de l’épidémie mondiale, et le VIH2, beaucoup moins répandu, habituellement peu agressif, et localisé essentiellement dans certaines régions de l’Afrique de l’Ouest. Les progrès de la virologie et de la génétique ont permis d’identifier plusieurs familles de VIH1 : le VIH1 du groupe M est de très loin le plus répandu. Un groupe « O » a ensuite été découvert, puis un groupe « N ». Ces souches rares sont en grande partie localisées au Cameroun.

Les auteurs de l’article considèrent que cette découverte permet d’envisager l’existence d’un nouveau groupe, qui serait baptisé « P ».

Comment ce virus a-t-il été découvert ?

Toute découverte de séropositivité fait désormais, en France, l’objet d’une analyse scientifique très poussée du virus VIH en cause. Ce dispositif permet d’abord de repérer des éléments qui pourraient donner des indications sur le déroulement de l’épidémie (quels sont les virus qui circulent ? chez qui ? sont-ils ou non résistants aux traitements ?). Dans le cas de la personne porteuse de ce nouveau variant, c’est la discordance entre un test positif et une charge virale non quantifiable avec certains réactifs qui a amené à procéder à une analyse approfondie de la souche en question.

Le séquençage du génome viral a permis d’identifier un virus qui est suffisamment différent de ceux déjà connus pour qu’on puisse le considérer comme appartenant à une lignée parallèle.

La suite de cet article sur le site Internet de Sida Info Service

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