Prévention : de nouvelles pistes
23 novembre 2008 par Alain |
Environ 36 000 personnes séropositives ne savent pas qu’elles sont infectées par le VIH ou ne se font pas suivre médicalement et un tiers des personnes diagnostiquées séropositives pour le VIH chaque année sont dépistées à un stade avancé de l’infection.
Pour Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, l’Agence nationale pour la recherche sur le sida et les hépatites, ces chiffres démontrent la limite des politiques de prévention actuelles et justifient la mise en oeuvre de nouvelles pistes. Des pistes comme celles qui lient désormais l’ANRS à AIDES par le biais de l’étude Com’ Test destinée à évaluer la faisabilité d’une offre de dépistage non médicalisée par un test rapide effectué auprès des homosexuels masculins par des acteurs associatifs formés par l’Agence.
D’une durée de 24 mois, cette étude a démarré le 20 novembre dans les locaux de AIDES à Montpellier et se poursuivra à Lille, Bordeaux et Paris. Elle permettra d’évaluer l’acceptabilité de cette stratégie et son impact sur la prévention.
Bruno Spire, président de AIDES, se réjouit de ce rapprochement avec les chercheurs, une première dans le domaine de la prévention, et de cette étude qui leur permettra de mieux comprendre ce que vivent les personnes exposées au risque.
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Crédit photo : © Alain Miguet