L’espoir et le vaccin
8 octobre 2008 par Alain Miguet |
Un comité de soutien a été créé en faveur du professeur Jean-Claude Chermann, absent du prix Nobel de médecine décerné lundi 6 octobre à Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi pour leurs travaux ayant permis la découverte du virus du sida.
Il n’y a pas deux mais trois co-découvreurs officiels du virus du sida, précise ce comité. Les deux premiers noms cités au bas de l’article annonçant en mai 1983 la découverte du virus, dans la revue Science, sont ceux de Barré-Sinoussi et Chermann, une place qui est traditionnellement dans un article scientifique celle de ceux qui ont réellement travaillé sur le projet décrit dans l’article.
Le 24 avril 1984, le journal de 20 h d’Antenne 2 diffuse un reportage dans lequel le nom du professeur Chermann est clairement associé à celui de Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi. C’est d’ailleurs lui que la journaliste Martine Allain-Regnault interviewe. (Voir sur le site du Figaro.fr)
Visionner aujourd’hui ce reportage montre l’espoir dans lequel se trouvait la société de l’époque vis-à-vis de l’épidémie. Le présentateur du journal, Bernard Rapp, lance son sujet en affirmant : Le sida serait sur le point d’être vaincu , puis, optimiste : On peut penser qu’un vaccin sera mis au point dans les deux ans qui viennent. Quant à Martine Allain-Regnault, elle termine son reportage en disant : Donc encore bien des recherches en perspective mais cette fois il semble qu’on voit le bout du tunnel. 25 ans après, l’espoir est toujours là, le vaccin reste à trouver.
Crédit photo : © Alain Miguet
2 réponses à l'article “L’espoir et le vaccin”
Par Ordinat0r le 11 octobre 2008
gardons l’espoir …
Par MARIE le 4 novembre 2008
Un vaccin n’est plus necessaire, les traitements actuels sont suffisants pour faire régresser l’épidémie, même en l’absence de préservatif, et même avec la reprise importante des comportements à risque observée mais qui n’a pas de conséquences sur les contaminations qui sont étales. La seule chose qui compte, et qui est moral ( cercle vertueux ), c’est de soigner les malades qui ainsi ne sont plus contaminants sous des conditions très faciles à gérer…..à condition d’inverser les messages de peur qui ont un effet anti-préventif, ce qu’on ne manquera pas de faire une fois qu’on aura balancer les incompétents idéologues à la tête des associations , et qu’on aura redonné le pouvoir décisionnel en matière de communication de masse à de vrais responsables épidémiologiques . ce ne sera pas difficile, cela se sait de plus en plus que les gens à risque ne sont pas satisfaits du tout de ces associations !……si vous faites parti des gens porteurs du VIH, vous comprendrez que la nouvelle donne est une révolution pour vous, vous n’avez plus besoin d’être guéri puisque vous n’êtes plus contaminant même en l’absence de capote. En contrepartie, il sera exigé de vous une meilleure observance, c’est peu cher payé, d’ailleurs, cette observance, vous l’auriez sans doute mieux suivi si on ne vous avait pas caché ce que vous découvrez seulement aujourd’hui. Les effets secondaires ont été réduits, et c’est essentiellement la dessus que se porte l’urgence, vous avez compris pourquoi ! cela vous explique aussi pourquoi de grands labos ont abandonné la recherche fondamentale sida , comme Roche ( c’est que l’épidémie va régresser donc le marché sera encore moins rentable , d’une part, et parce qu’il n’y a plus aucune urgence thérapeutique maintenant qu’on a des preuves suffisantes sur l’effet préventif total des médicaments quand leur prise est respectée.)