Le Blog sida Éclairages sur la séropositivité et l’épidémie de sida

Arts et Sida (4/5)

27 août 2008 par Alain |

Y a pas un homme qui soit né pour ça

Depuis 25 ans, de nombreux artistes se sont emparés du thème du sida : écrivains, cinéastes, chanteurs… Pour le Blog Sida, Mikolaj, jeune séropositif, commente 5 chansons qui l’ont particulièrement touché. Aujourd’hui, Y a pas un homme qui soit né pour ça, interprétée par Florent Pagny, Calogero et Pascal Obispo. (4/5)

Novembre 2004. A l’initiative de Pascal Obispo et Line Renaud, Isabelle Adjani, Michel Boujenah, Catherine Deneuve et beaucoup d’autres personnalités du cinéma décident de participer à l’opération « 10 ans ensemble » au profit de la lutte contre le sida et de Sidaction, association qui soutient les malades, la recherche et de nombreuses opérations de prévention sur le terrain. Un double CD réunissant 26 titres et 4 vidéoclips symbolise cette action.

Nous allons nous arrêter aujourd’hui sur l’un des simples, le premier à être sorti de cette compilation. Il s’agit de Y’a pas un homme qui soit né pour ça, chanté par Pascal Obispo, Calogero et Florent Pagny.

Ce texte est une ancienne chanson de Florent Pagny qui était sur son album à grand succès Châtelet Les Halles diffusé en 1999, mais il n’avait pas été exploité.

Florent Pagny parle du moment où l’on apprend sa contamination. Son texte est sublime et très réaliste et décrit bien ce que nous avons tous vécu un jour. Je me permets de reprendre un paragraphe qui m’a fortement marqué :

La nuit n’est pas levée mais ça ne change rien
La vie est condamnée à n’espérer plus rien
Et ces jours que l’on raye
Ou qu’on décide pour vous
Est-ce qu’on en sort pareil
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou…

Ces paroles montrent bien que chaque personne à ce moment si particulier de sa vie ne réagit pas de la même façon. Soit on se détruit soit on devient plus « sage », en étant prêt à accepter une main tendue. Dans le clip magnifique de cette chanson,  une pléiade d’artistes se retrouvent dans un hôpital, symbole du début de la fin mais aussi de la recherche donc de la vie.

Les voix de Pascal Obispo, Calogero et Florent Pagny, trois interprètes extraordinaires, ont redonné une nouvelle vie à cette chanson, une véritable force de combat, un combat que Sidaction mène chaque année et que chacun d’entre nous doit mener chaque jour pour avancer.

Photo : Tous droits réservés

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