Le Blog sida Éclairages sur la séropositivité et l’épidémie de sida

Un malade n’est pas une voiture

18 janvier 2008 par Alain |

Dans un point de vue publié dans Le Monde daté du 18 janvier, le président de MG France se demande pourquoi les franchises médicales suscitent-elles un tel rejet, de la population, de la société civile et de politiques de tout bord ? Peut-être justement parce qu’il est dit franchement que désormais le malade doit financer les soins !  Martial Olivier-Koehret pose une autre question : Peut-on attendre un quelconque effet positif de ces franchises médicales ? Non plus ! Répond-t-il. Le malade n’est pas un consommateur et ne réagira pas pour sa santé comme pour la carrosserie de sa voiture. Enfin, le président de MG France estime que les franchises médicales aggraveront d’abord les difficultés d’accès aux soins, socialement injustes dans un système solidaire.

Toujours dans Le Monde, Cécile Prieur dénonce une contre-vérité énoncée par Nicolas Sarkozy dans la réponse qu’il a adressée à la lettre de Bruno-Pascal Chevalier. Le président de la République affirme que les franchises sont assurables par les organismes complémentaires dans le cadre des contrats responsables, ce qui offre un niveau de protection supplémentaire. Or, selon Cécile Prieur, la loi 2008 de finances de la Sécurité sociale exclut le remboursement des franchises dans le cadre des « contrats responsables », qui représentent la quasi-totalité de l’offre des mutuelles et des complémentaires santé. Ainsi, le principe de ces contrats, instaurés en 2004, est de ne pas rembourser les forfaits et franchises, afin de responsabiliser les patients dans leur consommation de soins, tout en n’augmentant pas le coût des cotisations. Selon la Mutualité française, si elles devaient être prises en charge par les complémentaires santé, les franchises impliqueraient une hausse de 15 % à 20 % des contrats.

  1. Une réponse à l'article “Un malade n’est pas une voiture”

  2. Par Zebra le 21 janvier 2008

    Responsabiliser les malades ou bien les culpabiliser et les désigner à la vindicte populaire ?
    Aujourd’hui les malades, hier les smicards, demain, encore et toujours, les pauvres, les étrangers… coupables de ne pas être des consommateurs (décébrés de préférence).

Ecrire un commentaire